AfriNIC, l’organisation africaine qui gère les adresses IP (www.afrinic.org), se bat depuis plusieurs années pour que les pays africains adoptent le plus rapidement possible l’IPv6, la nouvelle norme des adresses Internet Protocol ou adresses IP. Dans une interview à « l’Express.mu » (Ile Maurice), le CEO d’AfriNIC, M. Adiel Akplogan avertit que « d’ici trois ans, l’IPv4 ne sera plus utilisé par les pays développés. Si l’Afrique est encore à l’ère de l’IPv4, à court terme, nous ne pourrons pas connecter de nouvelles personnes. A long terme, les réseaux qui n’auront pas migré vers l’IPv6 se retrouveront dans une situation d’isolement ». AfriNIC encourage donc les gouvernements africains à adopter le plus rapidement possible l’IPv6, car dans trois ans ce sera plus cher. AfriNIC a parcouru une trentaine de pays africains au cours des trois dernières années pour sensibiliser les décideurs et former les acteurs des Nouvelles technologies. A l’ïle Maurice, l’organisation a inauguré, en fin novembre 2008, un laboratoire virtuel IPv6.
L’Afrique et l’océan Indien ne comptent actuellement que 2% du nombre d’adresses IP utilisées dans le monde. Mais le continent, note M. Akplogan, « représente une opportunité en termes de développement parce qu’il y a encore de nombreuses personnes à connecter. L’internet reste un média fondamental de communication pour le futur. »
(Source : L’Express.mu, Maurice)







